La loi « Egalite Réelle Outre-Mer » a été adoptée ce matin dans l’hémicycle. Outre des avancées sociales, éducatives ou encore concernant la lutte contre l’habitat indigne, elle comporte une avancée historique en matière de reconnaissance des victimes des essais nucléaires français dans le Pacifique.

Durant de longues années, l’État français n’assumait pas sa responsabilité dans les conséquences des essais lui ayant permis de s’équiper d’un arsenal nucléaire. C’est François Hollande qui en février 2016 avait officiellement reconnu que les essais avaient eu un « impact environnemental » et « provoqué des conséquences sanitaires ». Il s’était à ce titre engagé à élargir les conditions d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. Ce fut chose faite par un décret signé par Marisol Touraine puis par une inscription définitive dans ce projet de loi.

Mais de nombreux dossiers restaient exclus du processus, en vertu du « risque négligeable » que pouvait constituer le lien entre la maladie et les essais.

Les députés se sont donc mobilisés et ont voté la suppression de cette notion de « risque négligeable » dans les procédures d’indemnisation. Cela va permettre à tous nos concitoyens exposés, civils comme militaires, habitants de Polynésie comme métropolitains, de faire reconnaitre pleinement leurs droits.

Jean-Marie Beffara se réjouit que son vote ait permis la reconnaissance des justes revendications des victimes des essais nucléaires.