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Par ce communiqué, je souhaite réagir aux commentaires de Jean-Jacques Descamps publiés le 13 juin concernant la ligne TER Tours-Loches et la RD 943.

Jean-Jacques Descamps, sur l’un et l’autre des sujets, pointe complaisamment les responsabilités de la Région et de la SNCF d’une part, et des élus régionaux et départementaux d’autre part, sans aucun doute pour mieux se dédouaner de son propre attentisme.

Il convient de rappeler que Jean-Jacques Descamps exerce ou a exercé les mandats de Maire de Loches sans interruption depuis 1995, de député de l’Indre-et-Loire de 1993 à 1997, puis de 2002 à 2007, appartenant à chaque fois à la majorité parlementaire, et celui de conseiller régional de 1998 à 2002. Les occasions d’améliorer les dessertes ferroviaire et routière de Loches n’ont donc pas manqué.

Quelles ont été ses interventions ? Nous n’en avons en tous cas jamais vu de traduction concrète.
Conseiller Régional, Jean-Jacques Descamps intervenait en séance pour demander le transfert des crédits ferroviaires sur les infrastructures routières. Haro sur le train, donc, et tout pour la voiture. Belle clairvoyance !

Sur le fond des sujets, et au-delà des vitupérations de M Descamps, quelques éléments doivent être remis en perspectives :
La RD 943 :

- La RD 943 relevait des compétences de l’Etat jusqu’en 2005, avant d’être transférée au Conseil Général début 2006.
- Les dernières sommes affectées par l’Etat sur la RN 143 l’ont été dans le cadre du CPER 2000-2006, négocié par Lionel Jospin et Michel Sapin alors Président de Région, et activement soutenu par Marisol Touraine Députée de la circonscription.
- Sous l’impulsion de Marisol Touraine, le Conseil Général a chiffré en 2012 le montant des travaux nécessaires à la sécurisation des carrefours et à la création de créneaux de dépassement dans une fourchette de 15 à 20 millions d’€uros.
- Marisol Touraine, au regard de cette estimation et consciente de la nécessité d’agir, avait échelonné l’ensemble des travaux dans un plan prévisionnel de 5 ans.
- Le Conseil Général a voté pour 2013 une tranche de travaux d’1 M€ pour refaire le revêtement entre Cormery et Loches, première étape d’une série de travaux prioritairement consacrés à la sécurisation des carrefours.
La desserte TER Tours-Loches :
- La desserte est difficile, et si personne ne nie ces difficultés, personne ne devrait non plus nier qu’elles sont liées à la mise en place fin 2011 du cadencement imposé unilatéralement par la SNCF et le gouvernement précédent.
- Le mauvais état notoire de l’infrastructure pénalise l’exploitation commerciale et la qualité de service rendue aux voyageurs.
- Contrairement à ce que laisse penser Jean-Jacques Descamps, la fréquentation de cette ligne, même dans des conditions difficiles, s’est accrue de 14% entre 2007 et 2012.
- La Région Centre, dans le cadre de l’étude réalisée cette année sur l’étoile ferroviaire de Tours, a inscrit la ligne Tours – Châteauroux dans ses priorités.
- Le renouvellement de la convention entre la SNCF et la Région Centre à compter du 1er janvier 2014 va permettre d’imposer à la SNCF de nouvelles exigences en matière de qualité de service pour les voyageurs.
- Le prochain Contrat de Projet Etat-Région pour la période 2014-2020, en cours d’élaboration, permettra de dégager des crédits pour les infrastructures ferroviaires.

Je suis déterminé à faire valoir lors de ces deux négociations les intérêts du Lochois en obtenant de la SNCF une amélioration de la desserte Tours-Loches et en faisant inscrire dans les prochains contrats avec l’Europe et l’Etat des crédits significatifs pour l’amélioration de l’infrastructure ferroviaire entre Tours et Loches. Je sais, pour cela, pouvoir compter sur le soutien des élus locaux de notre territoire, au delà de tous clivages, dans le seul intérêt du Lochois et de ses habitants.

Jean-Jacques Descamps, dont on comprend bien le petit calcul politique contre la gauche, n’est en tous cas pas le mieux placé pour donner des leçons. Peut-être devrait-il, sur ces dossiers d’infrastructures complexes, comme sur d’autres dossiers, s’interroger sur ses capacités à travailler avec d’autres collectivités quelle que soit leur sensibilité politique.

                                                                                                                Jean-Marie BEFFARA