Communiqué de presse

Cet après-midi avait lieu à l’Assemblée Nationale le vote en première lecture du texte de loi  sur la réforme territoriale. Député de l’Indre et Loire et premier vice-président de la Région Centre, je me suis abstenu.

Réformer les territoires pour réformer la France, telle est en effet l’ambition de la réforme territoriale. Moderniser pour remettre en mouvement, unir pour atteindre des tailles critiques à l’échelle européenne, et clarifier pour être plus efficace dans l’allocation des ressources publiques.

En maintenant dans leurs limites actuelles les régions Bretagne, Centre et Pays de la Loire, c’est tout l’ouest de la France qui est tenu à l’écart du souffle réformateur indispensable pour relancer notre pays.

Convaincu de la pertinence de cette réforme, j’ai porté, avec d’autres députés socialistes de la région, le projet de fusion des régions Centre et Pays de la Loire.

La carte aurait été ainsi ramenée à 12 régions, avec une région « Val de Loire » forte de près de 6 millions d’habitants et de 170 milliards d’€ de PIB. Parallèlement, une réflexion sur le devenir de la région Bretagne et sur le nécessaire renforcement de son périmètre et de ses moyens d’action aurait achevé la constitution de deux régions fortes et complémentaires dans l’ouest de la France.

Je n’ai donc pas voté ce texte imparfait, incomplet et inachevé.

A l’heure où toutes les régions sont en mouvement, j’en appelle à l’égalité républicaine : la réforme territoriale ne sera ni efficace ni légitime si des territoires en sont tenus à l’écart.

Aux cours des semaines qui viennent je porterai avec les élus des trois régions actuelles qui le veulent ces exigences pour bâtir cette douzième région à l’ADN ligérien. Cette évolution devra s’accompagner d’une modernisation du droit d’option des départements et de la poursuite de coopérations renouvelées avec une région Bretagne renforcée.

La France sera plus forte avec douze grandes régions !