Alors que l’Europe et la France traversent une crise agricole grave, le conseil de l’Europe a adopté lundi 14 mars des mesures concrètes pour agir sur la surproduction, cause principale de la crise.
Sur la base des propositions françaises portées par Stéphane Le Foll depuis plusieurs semaines, le commissaire européen s’est en effet engagé à mettre en œuvre des mesures fortes, preuves concrètes d’une prise de conscience à l’échelle de toute l’Europe de la gravité de la situation et de la nécessité d’agir vite.
Ces décisions vont ainsi permettre aux opérateurs de déroger au droit de la concurrence pour limiter temporairement la production.
Le temps que la mesure de limitation de la production soit mise en œuvre et produise ses effets, les plafonds d’intervention pour la poudre de lait et le beurre seront doublés, ce qui permettra de faire face à l’augmentation de la production en cours.
Comme le souhaitait la France la Commission a également pris l’engagement de remettre en place dans l’année des mesures de stockage privé pour le porc. Elle a également indiqué qu’à l’instar de ce qui existe dans le secteur laitier, un observatoire sur les viandes bovines et porcines sera mis en place.
S’agissant des mesures destinées à favoriser l’export, un nouvel outil européen de garantie pour couvrir les risques financiers pris par les entreprises sera mis en place. La banque européenne d’investissement sera en outre mobilisée pour aider les agriculteurs ainsi que les entreprises à investir dans des projets innovants ou structurants.
Enfin, en marge du Conseil, la Commission a donné un accord de principe à la France pour expérimenter l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés.
Ces mesures sont le résultat de la mobilisation sans faille de Stéphane Le Foll pour faire entendre de la France. Ceux qui au cours des semaines passées n’avaient de cesse de dénoncer la prétendue inaction du Gouvernement français, sont aujourd’hui bien silencieux pour saluer les avancées obtenues.