Le 1er tour des élections départementales s’est déroulé hier et les premiers enseignements doivent en être tirés.

La gauche n’est pas défaite et la majorité départementale actuelle menée par Frédéric Thomas a su montrer sa détermination par une campagne de propositions concrètes pour améliorer la vie de nos concitoyens quand tant d’autres se sont complus dans des postures politiciennes. Le prix des divisions à gauche est lourd, mais une mobilisation accrue et l’unité autour des candidats de gauche au second tour peut permettre de conserver une majorité de cantons. La beauté des seconds tours se trouve dans leur simplicité : dimanche prochain chacun votera en son âme et conscience pour ou contre la poursuite des politiques de solidarité en Indre-et-Loire.

La victoire annoncée de la droite ne s’est pas produite hier comme certains commentateurs la prévoyaient dès le 1er tour. Bien au contraire les scores des candidats de droite, 1 an à peine après les municipales, sont en net reflux dans l’agglomération comme dans les territoires ruraux.

La droite n’a par ailleurs pas résolu ses fractures idéologiques : alors que l’UDI appelle sans ambiguïté à voter à gauche pour barrer la route au FN, l’UMP départementale applique le « ni FN ni PS » Sarkozyste. Il y a en Indre-et-Loire5 duels FN/UMP pour lesquels la gauche s’est prononcée et un seul duel PS/FN pour lequel la droite refuse de choisir. Les français ont besoin de repères et de valeurs. Quelle attitude demain si un ou deux binômes FN deviennent pivot d’une majorité au Conseil Départemental ? Quelle majorité l’UDI et l’UMP voudraient-ils incarner alors que sur cette question essentielle ils sont incapables de définir une position commune.

Le Front National fait des scores élevés notamment dans les territoires ruraux. Le vote FN relève davantage de la crainte de l’abandon et du déclassement que de l’adhésion idéologique. Il prospère dans les territoires où la droite est forte mais en perte de vitesse. Face à ces craintes, seule la gauche apporte des réponses en maintenant les services publics dans les zones rurales et en soutenant l’emploi par des politiques d’attractivité des territoires. A la région comme au département la droite défend la ruralité par la parole quand la gauche défend la ruralité par des actes.

La droite avance sans projet, davantage préoccupée par ses querelles de prétendants que par l’avenir de la Touraine et de ses habitants. La gauche va gagner en Indre-et-Loire car elle porte un véritable projet politique autour de Frédéric Thomas.

Cette semaine est décisive. J’en appelle à la mobilisation de toutes les forces de progrès et de transformation sociale.

Jean-Marie BEFFARA