Jeudi 2 février a été adopté en première lecture dans l’hémicycle la proposition de loi « visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricole en France continentale et dans les outre-mer ».

Ce texte vient compléter de nombreuses mesures visant à augmenter les revenus des retraités agricoles prises par la gauche.

Le Gouvernement de Lionel Jospin avait permis des avancées très importantes pour les retraités agricoles : revalorisation globale des montants des pensions, création du statut de conjoint collaborateur et mise en place d’un régime de retraite complémentaire visant à garantir un niveau de pension égal à 75% du SMIC pour une retraite complète.

Sous la précédente majorité, cette question a été largement ignorée par la droite et les retraites agricoles sont repassées sous le seuil de 75% du SMIC, après plusieurs années défavorables en matière de revalorisation des pensions.

Au cours des cinq dernières années, de nombreuses mesures on été votés pour augmenter les revenus des agriculteurs français et ce, dans un contexte budgétaire pourtant contraint : Pension minimale égale à 75% du SMIC net garantie à partir de 2017 pour une carrière complète (230 000 personnes ont d’ores et déjà bénéficié d’un complément de points pour un gain annuel moyen de 300 euros), amélioration des droits des conjoints survivants, attribution de points gratuits aux personnes invalides ayant cessé leur activité…

L’ensemble de ces mesures représente environ 900 millions d’euros de pouvoir d’achat pour un gain moyen annuel de 672 euros.

Le texte voté hier va encore plus loin. Il vise à garantir un niveau minimum de pensions à 85% du SMIC à l’ensemble des retraités relevant du régime agricole et de nouvelles recettes pour le financement du régime des non-salariés agricoles dès le 1er janvier 2018. Cela concerne 320 000 personnes pour un gain de pouvoir d’achat supplémentaire de 350 millions d’euros. Le calendrier législatif ne permettra pas à ce texte d’aller au bout de son parcours. Il appartiendra à la prochaine majorité de s’en saisir.