Parmi toutes les mesures prises par le Gouvernement pour assurer une couverture des soins la plus complète et la plus juste possible, le dispositif d’aide pour une complémentaire santé (ACS) lancé cet été figure parmi les plus importantes.

Fin 2014, 1,2 million de personnes en ont bénéficié et d’ici la fin 2015, 1,5 million de personnes seront concernées. A terme, le dispositif couvrira 3 millions de personnes. Pour pouvoir en bénéficier, un foyer composé de deux personnes ne doit pas dépasser un plafond de 17 505 € de revenus annuels, 24 507 € pour un foyer de quatre personnes.

Cette mesure est au service du pouvoir d’achat des bénéficiaires et va leur permettre de réaliser des économies importantes.

Une étude réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé à la demande de Marisol Touraine, permet d’illustrer l’ampleur des gains induits par la réforme.

Alors qu’aujourd’hui, le coût moyen d’une complémentaire santé pour les bénéficiaires de l’ACS s’élève à 765 €, les trois nouveaux contrats les moins chers proposent une offre à 581 € — soit une baisse de prix de 24 %.

Pour un retraité de 80 ans, la facture pourra même chuter de 1 087 €/an aujourd’hui à 554 € demain. Les contrats les plus élevés verront aussi leurs prix baisser : un assuré pourra réduire sa facture de 161 € par an (- 23 %).

Cette disposition qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain sera plus simple d’accès. Aujourd’hui, les bénéficiaires doivent choisir leur complémentaire santé parmi de très nombreuses offres, dans lesquelles il est difficile de se repérer. A partir du 1er juillet, seuls dix contrats sélectionnés dans le cadre d’un appel d’offres national, ouvriront droit à l’ACS. D’ici juin, un site Internet recensera les offres existantes. Chacun pourra s’y repérer en fonction de sa situation personnelle.

Cette mesure complète de nombreuses autres déjà mises en place au service de la Santé des français, alors même que le Gouvernement a réduit par deux le déficit de la sécurité sociale entre 2011 et 2014 sans avoir procédé à aucun déremboursement ou franchise. La majorité conforte depuis 2012 notre système de protection sociale, modèle de solidarité et d’entraide.

Source : Le Parisien/ Aujourd’hui en France