Il y a 72 ans, presque jour pour jour, le 17 avril 1945, décédait mon grand-père, Alphonse BEFFARA, lâchement abattu par un SS, lors de l’évacuation des camps. Hier, lors des cérémonies organisées à Loches dans le cadre de la journée du souvenir de la déportation, j’ai eu une pensée particulière pour ce grand père, résistant, cheminot à Châteauroux, arrêté en 1944 par la Gestapo et déporté à Buchenwald puis transféré à Neu-Stassfurt. Toute ma jeunesse, mon éducation, celle transmise à mes fils, ont été marquées par cette histoire familiale, cette culture de la mémoire, de la vigilance afin que le sacrifice de celles et de ceux qui se sont levés, au prix de leur vie, ne soit pas vain.

Dans quelques jours se tiendra le deuxième tour de l’élection présidentielle, opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron. Je ne confonds pas le vote front national avec le nazisme du siècle dernier, même si l’histoire de ce parti n’est pas étrangère à l’idéologie fasciste des années 1930 et que le Front National reste aujourd’hui, un parti raciste, xénophobe, antisémite et anti-européen.

Depuis la fin de la guerre , c’est le rêve européen, porté par des hommes et des femmes de Droite ET de Gauche qui a construit la paix. Sans aucun doute perfectible, la communauté européenne est notre avenir, notre garantie pour la paix, notre idéal de fraternité.

Au nom de toutes celles et tous ceux qui, hier et aujourd’hui, ont donné ou consacré leur vie pour construire cette paix, dans laquelle, nos enfants sont nés et ont grandi, dimanche prochain il n’y a qu’un vote possible, «d’évidence et de conviction», celui en faveur d’Emmanuel MACRON, un autre choix reviendrait à tourner le dos à notre histoire et renier le sacrifice de nos aînés.

Le 7 mai 2017, ne laissez pas les autres sauver la France à votre place !

Jean-Marie BEFFARA