Nous venons de vivre une lourde défaite avec la perte du Conseil Général de l’Indre-et-Loire. Alors que les cœurs sont encore lourds j’adresse à tous les candidats, militants et sympathisants, mes remerciements pour les campagnes qu’ils ont menées sur notre territoire.

Notre engagement et nos combats ne sont pas vains : lutter dans l’adversité c’est lutter pour l’honneur de la gauche et pour le respect de nos électeurs. C’est affirmer, dans l’échec comme dans la victoire, que les valeurs que nous portons nous transcendent.

Je veux dire, avant même de débuter les analyses politiques, qu’il y aura d’autres victoires à gauche parce que le combat pour l’égalité et la solidarité n’est jamais achevé.

Quelles conclusions tirer de notre échec collectif ?
Tout d’abord le piège mortel de la division : unis nous pouvions garder le Conseil Général. La droite tourangelle l’a compris et a réglé la plupart des dissidences internes avant le premier tour. Nous n’avons pas su le faire. Nos partenaires traditionnels ont quant à eux adopté une autre stratégie. Chacun tirera les conséquences au regard des résultats obtenus. Pour ma part je remarque qu’unis nous aurions pu nous maintenir dans la plupart des cantons dans des triangulaires. Je remarque aussi que les consignes alambiquées de nos alliés entre les deux tours ont dissimulé –parfois très mal- la volonté de nous faire perdre.

Ensuite, l’absence de résultats tangibles de la politique nationale sur l’emploi et le pouvoir d’achat a démobilisé une partie de notre électorat. Il nous appartient désormais d’adapter nos politiques publiques pour en accroître les effets sur les classes moyennes et les classes populaires.
Enfin, la grande porosité entre les électorats de droite et d’extrême-droite a contribué à la victoire de la droite. Les reports républicains des électeurs de gauche sur les binômes UMP-UDI ont fonctionné lors des duels contre le FN. Si les électeurs de gauche ont fait barrage au FN, la réciproque n’est pas vraie, le résultat sur le canton de Langeais en témoigne.

L’heure est à la mobilisation. Les victoires de demain se construisent aujourd’hui : nous aurons besoin de tout le monde.