Le Projet de Loi de Finances pour 2014 présenté par le Gouvernement est examiné à l’Assemblée nationale. J’ai participé la semaine dernière à son enrichissement en commission des finances et je contribuerai à son adoption en séance cette semaine. Ce budget, qui poursuit l’effort de redressement des comptes publics, permet au gouvernement et à la majorité d’agir encore en faveur de la croissance et de l’emploi. Acte de responsabilité, ce budget vise non seulement à répartir équitablement les efforts d’économie mais aussi à mettre en œuvre une politique qui renforce le pouvoir d’achat des plus fragiles. Initiée depuis l’arrivée du Gouvernement de Jean-Marc AYRAULT en 2012, cette action se traduit déjà par des résultats concrets : la France est sortie de la récession depuis le 2e trimestre 2013 et rentre dans une phase nouvelle, celle d’une reprise de la croissance.

L’UMP a profité de l’occasion pour présenter un « contre-budget », déclarant haut et fort qu’un « budget 2014 sans hausses impôts » était possible. Si l’on regarde avec attention la copie de l’UMP, le prix à payer n’en vaut pas forcément la peine. Je ne m’étonne pas de découvrir un projet peu sérieux et incohérent dans sa formulation, mais surtout mêlant injustice et populisme dans ses propositions.

La stigmatisation des fonctionnaires et des retraités de la fonction publique, la baisse de la progressivité de l’impôt, et les cadeaux fiscaux aux plus fortunés et aux grandes entreprises constituent l’essentiel de leur programme fiscal. Pour faire des économies, l’UMP n’hésiterait pas à sabrer le financement des associations qui agissent au quotidien aux côtés des plus fragiles. L’UMP cible de manière dérangeante et provoquante les étrangers en introduisant, par exemple, des critères de nationalité pour l’attribution des prestations handicap.

Enfin, alors que l’UMP a déjà considérablement dégradé les finances des collectivités territoriales lors de la précédente législature, elle propose d’aggraver encore leur situation budgétaire d’un milliard d’euros supplémentaires. Dans l’incapacité de faire face à la non-compensation de l’augmentation des dépenses sociales, les collectivités locales n’auraient d’autre choix qu’une augmentation des impôts locaux afin de compenser ces pertes.

Ce contre budget de l’UMP me semble être, en somme, un budget contre la croissance et l’emploi. Il s’agit aussi d’un budget qui agirait en réalité contre l’intérêt des Français, en particulier les salariés, les fonctionnaires et les plus modestes.

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