Cet après-midi, Pierre MOSCOVICI, ministre de l’économie et des finances, et Bernard CAZENEUVE, ministre du budget, nous ont détaillé en commission des Finances les grandes orientations du Projet de Loi de Finances 2014 (PLF 2014). Un budget dont je me félicite du cap maintenu : celui du soutien à la croissance et à l’emploi.

Ce budget 2014 a en effet vocation à confirmer et stimuler le retour de la croissance que nous avons connu au deuxième trimestre 2013 (+0,5%), croissance indispensable pour réussir le redressement de notre pays.  Alors que le remboursement de la dette est devenu le premier budget de l’Etat et pèse chaque année plus encore sur les finances publiques, le redressement de la France est une étape essentielle pour assurer l’avenir des générations future et pour leur garantir la pérennité du modèle social français. Pour cela, le gouvernement s’emploie chaque année à réduire les déficits à un rythme qui préserve la croissance: 5,3% en 2011, 4,8% en 2012, 4,1% en 2013 et 3,6% en 2014. Je souhaite saluer ici le calibrage de l’effort de rétablissement des finances publiques qui repose cette année à 80% sur des économies en dépenses, décision  historique qui marque une véritable rupture avec les usages des gouvernants précédents.

La priorité de François HOLLANDE et du gouvernement de Jean-Marc AYRAULT reste et demeure une mobilisation vive et ardente pour que l’inversion de la courbe du chômage soit un succès de long terme. Ce budget 2014 maintient les aides directes à l’emploi à travers la création de 150 000 nouveaux emplois d’avenir, de 100 000 contrats de génération, de 340 000 contrats aidés non marchands mais permettra aussi le renforcement des moyens de Pôle Emploi pour consolider l’accompagnement des demandeurs d’emplois. Le budget 2014 concrétise également une réforme en profondeur de l’imposition des entreprises, apporte un soutien encore plus important aux entreprises innovantes et au secteur du bâtiment, et délivre une nouvelle tranche du Plan d’investissement d’avenir (12 milliards d’euros).

Ce budget est aussi un acte de responsabilité parce qu’il s’applique non seulement à répartir justement les efforts mais également à stimuler le pouvoir d’achat des plus fragiles. Il corrige une mesure injuste décidée par la Droite en indexant de nouveau le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation : 1 milliard d’euros de pouvoir d’achat sera ainsi rendu à 6,9 millions de contribuables. Le budget 2014 permettra aussi de mettre en œuvre le plan pauvreté (généralisation de couverture santé complémentaire, revalorisation du RSA, etc.) mais aussi d’élargir les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz à 2 millions de foyers supplémentaires. Enfin, concernant les retraites agricoles, mesure attendue pour de nombreux Tourangeaux de la circonscription, le budget 2014 ouvrira des droits à la retraites complémentaires  aux conjoints et aides familiaux des exploitants agricoles. Près de 550 000 retraités dont 400 000 femmes bénéficieront de cette mesure.

Un budget orienté vers l’avenir, l’emploi et le pouvoir d’achat qu’i s’agit maintenant pour les députés de la majorité de nourrir et d’enrichir afin qu’il réponde le plus précisément possible aux aspirations des Françaises et des Français.