Si la relance de l’économie et le retour de la croissance en France sont une des priorités du Gouvernement, le sens de la politique à laquelle je participe depuis deux ans et demi est de favoriser une société où il fait bon vivre et qui permette l’épanouissement personnel.
L’indicateur le plus souvent cité dans les comparaisons internationales et qui renseigne sur l’état de santé d’une nation est le produit intérieur brut (PIB). Mais il ne s’agit là que d’un instrument de mesure de court terme qui ne prend en compte ni la répartition des richesses crées et donc les inégalités, ni la nature et la qualité de la richesse produite. C’est pourquoi je soutiens la proposition de loi EELV visant à la prise en compte de nouveaux indicateurs de richesse dans la définition des politiques publiques qui a été adoptée à l’Assemblée nationale.
Ce texte prévoit la présentation tous les ans d’un rapport par le Gouvernement présentant l’évolution à moyen terme, d’indicateurs de qualité de vie et de développement durable et l’impact des réformes engagées sur ces critères.
Il s’agit de prendre en compte les facteurs du bien être dans notre modèle statistique et de compléter les autres indicateurs, tel le PIB, qui sont incomplets.
Inspirés des propositions du rapport Stiglitz, ces instruments de mesures sont de nouveaux repères pour développer nos politiques publiques en prenant en compte de manière la plus efficace possible l’impact écologique, la santé sociale et le bien-être.