Bien que l’actualité reste dominée par le projet de loi sur la mariage pour tous du fait de la stratégie d’enlisement de l’UMP, la majorité reste mobilisée sur de nombreux sujets et continue le travail de redressement de notre économie.

C’est notamment le cas dans le cadre du projet de loi sur la réforme bancaire, actuellement en cours d’examen à la commission des Finances. Alors que notre pays subit encore aujourd’hui les effets de la crise financière de 2008, les Français ne doivent plus être les victimes des activités à haut risque de certaines banques.

En tant que membre de cette commission, j’ai participé à l’adoption de deux amendements essentiels sur les opérations spéculatives et les paradis fiscaux.

Le premier vise à renforcer la séparation des opérations spéculatives des banques de leurs activités utiles à l’économie réelle et à l’emploi. Il encadre l’activité de tenue de marché en définissant strictement cette activité pour que les banques ne puissent pas y dissimuler des opérations spéculatives. Il donne d’autre part au Ministre des Finances le pouvoir de limiter le montant des opérations de tenue de marché conservées dans la banque universelle.

Nous avons également engagé la lutte contre les paradis fiscaux en faisant adopter un second amendement qui imposera une plus forte transparence de la part des établissements bancaires. Ceux-ci devront publier pour chaque pays la nature de leurs activités, leurs effectifs et leurs produits nets bancaires. Cette mesure constitue une avancée majeure au niveau international et positionne la France au premier rang des nations dans la bataille de la régulation financière.

Je souhaite que dans le cadre du dialogue engagė avec le gouvernement nous puissions renforcer le plafonnement des frais bancaires. Une mesure protectrice pour le pouvoir d’achat des milliers d’épargnants modestes.