L’adoption du Budget Primitif 2015, celui de la dernière année de mandat avant le renouvellement, a donné lieu au lancement de la campagne électorale par la droite régionale (groupe Union Pour la Région Centre).

Une pièce en 3 actes, comme la plupart des tragédies et quelques comédies.

Acte 1 : la droite régionale souligne que les indicateurs financiers de la Région sont menacés (capacité de désendettement, épargne nette, taux d’épargne brute), mais demande par amendement la programmation d’un emprunt de 40 M€ supplémentaires pour financer essentiellement des travaux de route ou de bâtiments, ou pour soutenir des clientèles électorales. Après avoir ruiné la France, la droite régionale veut désormais ruiner la Région Centre, et faire supporter la charge de la dette sur les générations futures.

Acte 2 : La droite régionale, après des années de léthargie, présente une série de 21 amendements au budget primitif : baisse des crédits de formation professionnelle, coupes de 1,7 M€ sur les crédits de la culture, baisse de 0,7 M€ des crédits Cap’Asso, baisse des crédits de la coopération décentralisée, baisse de 2,6 M€ sur les crédits de ressources humaines, baisse des crédits de communication et de représentation, baisse des crédits OrdiCentre de 0,3 M€.

Acte 3 : La majorité régionale, soudée par la remise en cause des politiques régionales qui ont fait preuve de leur efficacité, a rejeté l’ensemble des amendements de l’UPRC et adopté un budget primitif qui fait le choix de l’avenir en augmentant l’investissement, le choix de la solidarité, sans tomber dans les facilités du présent.

Retrouvez mon intervention sur l’adoption du budget primitif ci-dessous :